Julie Limoges

Caméléon

Née au début des années 80 et nourrie par le cinéma, la bande dessinée et les jeux vidéos de cette décennie très particulière, la jeune Julie a la tête dans les étoiles… et les pieds sur la lune.
Plus intéressée par ses rêveries que par l’école, elle pratique la technique dite de la « moyenne ». Moyenne en classe, en activités extrascolaires, en sociabilité, en popularité, en… non, mauvaise en sport – il s’agit là de la seule exception à cette moyenne moyenne. L’avantage d’être dans la moyenne, c’est que ce n’est ni trop ni trop peu. Un numéro d’équilibriste difficile, mais nécessaire pour qu’on vous fiche la paix.

En eaux troubles

La jeune Julie passe donc son temps entre le dessin qu’elle affectionne et les livres qu’elle dévore. Plus tendre avec les animaux qu’avec les hommes, elle ratiboise Jack London et tous les romans mettant en scène au moins une petite bête à poil long ou ras. Étrangement, et sans doute à cause de son attraction pour ce qui contient de l’eau, c’est dans l’océanographie qu’elle rêve son avenir. Le béluga devient sa star numéro un et les dauphins, que l’on sait maintenant être d’immondes violeurs, lui semblent de magnifiques créatures évoluant dans un océan propre – mais bien sûr ! – et photogénique – oui, les poissons sont toujours plus beaux sur papier glacé.
Dès le collège elle s’investit pour pouvoir commencer au plus vite sa carrière dans le vaste monde du silence. Malheureusement, après un incident — et la découverte de sa phobie extrême des requins —, elle doit se tourner vers une autre filière.

Design, Hara-Kiri et informatique

Elle se dirige vers le domaine plus terrestre de la communication visuelle. Elle déchante cependant très vite lorsqu’elle se rend compte que le merveilleux milieu de la com n’a rien à envier à la pire cage à requins. Après de longues études, elle choisit — courageusement ! — de prendre la poudre d’escampette.
Elle part à l’autre bout de la planète pour se morfondre sur son sort, tout en apprenant une nouvelle langue histoire de survivre. Après une année très riche humainement et culturellement, elle doit rentrer au bercail. Le énième tremblement de terre a eu raison d’elle, car, après tout, mieux vaut dessiner des pots de yaourt sous le fouet que finir sous quarante tonnes de béton !
À son retour, elle tente néanmoins sa chance dans une spécialité fort différente et obtient un diplôme en ingénierie informatique, domaine qui, à défaut d’être drôle, permet de manger jusqu’à la fin du mois.

Une vocation tardive

Toujours captivée par le dessin et les arts manuels malgré ses mésaventures, elle continue à développer son univers graphique entre deux projets informatiques. Au fil du temps, ses activités artistiques prennent de plus en plus de place dans sa vie jusqu’au jour où, tandis qu’elle ébauche un court roman pour mettre en scène l’un de ses travaux, elle découvre les plaisirs, et les difficultés, de l’écriture. Ce médium, qui lui paraissait inaccessible, devient alors une vraie passion.
Passion qui ne l’a plus quittée depuis.

De la série B populaire parfois drôle, souvent crade et toujours bourrine

Très influencée par le cinéma et la bande dessinée, ses textes sont par nature très visuels. L’action y a la part belle, tout comme la psychologie en général retorse et torturée des personnages qu’elle crée. La demi-mesure, elle ne connaît plus. Après tant d’années à surfer sur la fine ligne de la « moyenne » dans tous les domaines de sa vie, elle a enfin réussi à s’ouvrir et à s’affirmer.
Les thèmes choisis sont difficiles ou tabou ? Qu’importe ! S’ils servent le récit, ils seront abordés et développés jusqu’au bout.
Ses textes sont dès lors viscéraux et jusqu’au-boutistes. La construction de chaque paragraphe fait écho à la narration, adoptant ce qu’il faut de rythmes, de césures et de jeux grammaticaux pour que le lecteur vive l’histoire au plus près des protagonistes.

Ses influences vont des films de SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique) les plus sérieux aux pires séries B de tous les temps. Leur musique, leur montage, leur galerie de personnages, leur imagerie, leurs effets spéciaux… sont des sources infinies d’inspiration et de questionnements féconds. Elle aime également les comédies anglaises et les films d’action aux hormones, pour peu que le scénario soit malin.
La bande dessinée, l’illustration et le graphisme ont aussi tous trois une grande importance, et ils se retrouvent dans ses textes. Les cadrages, les découpages, les jeux de couleurs et de lumières, leur façon de créer du mouvement et des émotions à partir d’un médium statique l’ensorcellent.

Côté genres littéraires, elle se situe plus dans le fantastique, la science-fiction et le splatterpunk. Elle ne rechigne pas à parcourir les terres de la fantasy et du polar de temps à autre, mais retourne souvent très vite à ses premiers amours.

Côté auteurs, elle voue une admiration sans bornes à Stephen King et vous entretiendra volontiers de Joe Abercrombie, Glen Cook, Neil Gaiman, Clive Barker, Anne Rice, Daniel Pennac, Dan Simmons, HP Lovecraft, Richard Matheson, Edgar Allan Poe et bien d’autres encore.

Toujours très peu sûre d’elle et anxieuse à l’idée de côtoyer les gens, elle aime néanmoins échanger avec ses lecteurs ou les simples curieux sur son site ou sur Facebook.

Bibliographie

2013 : « La Mère de toutes les mères », nouvelle d’horreur/SF publiée dans Etherval Mare Nostrum (n°3).
2014 : « Main de mort », nouvelle de SF publiée dans Etherval Domini doni (n°4).
2015 : « Express pour Kavir », nouvelle de fantasy/ Steampunk publiée dans Etherval Cave Canem Salvati (n°6).
2015 : « L’Ascension », nouvelle de fantasy publiée dans Etherval Nix Vallis (n°7)
2016 : « Une lutte biologique », nouvelle publiée dans Morts Dents Lames II chez la Madolière
2016 : « Une maison dans le sud », nouvelle parue sur le site de Lominy Books
Septembre 2016 : « Le soleil des hommes : Nuit de cendres », roman à paraître chez Hydralune